Mon Denier

Je me présente Gérard RANDRIARISOA. Je viens de Madagascar, suis arrivé en France le 04 septembre 2017. Je suis prêtre fidei donum du diocèse de Soissons Laon et Saint Quentin, curé de la paroisse Saint Pierre Saint Paul des Trois Rivières, résidant à Villeneuve-sur-Aisne anciennement Guignicourt.

👉Dans quelles conditions étiez-vous confiné ? Avez-vous mis en place des initiatives pour garder le lien avec vos fidèles ?

Ma paroisse a 18 clochers dont le centre est à Guignicourt où j’habite actuellement.  Pendant ce temps de confinement, j’étais tout seul au presbytère. Au-début, je me suis demandé comment j’allais faire pour garder et établir le contact avec mes paroissiens. J’ai envoyé plusieurs mails à mon équipe d’animation paroissiale pour connaître leurs avis ; d’autant plus que notre évêque Renauld de Dinechin nous avait demandé de trouver une solution afin de garder le lien avec nos fidèles. Heureusement, un paroissien Alexandre, responsable du pôle communication de l’équipe d’animation paroissiale, doué en informatique m’a conseillé et aidé à ouvrir un compte Youtube. Grâce à ce compte, j’ai pu créer ces liens avec mes paroissiens. Nous avons gardé nos habitudes: célébrer la messe deux fois en semaine et une fois le dimanche; tous les premiers vendredis du mois la célébration du saint sacrement à 18h30 à l’oratoire du presbytère, pendant la semaine sainte, le Sacrement du Pardon toujours en lien avec mes paroissiens ainsi que toutes les célébrations pendant le Triduum Pascal. Maintenant,  je maintiens cette diffusion jusqu’à nouvel ordre. Mais dans ma paroisse,  beaucoup de personnes âgées et isolées n’ont pas internet. Je leur ai  téléphoné pour les encourager, les réconforter et surtout pour leur donner de l’espérance ; parce que Saint Jacques disait:  

Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance car, une fois vérifiée sa qualité, il recevra la couronne de la vie comme la récompense promise à ceux qui aiment Dieu 

Il est important de souligner que je ne me suis pas senti vraiment seul, même si je l’étais au presbytère. J’ai pris cette période de confinement comme un moment de retraite. J’ai passé beaucoup de temps à prier.  En prière, soit en lien avec mes fidèles par la messe, l’adoration, le Sacrement du Pardon, soit en prière personnelle. Une chose que je n’ai jamais le temps de faire et que j’ai pu réaliser pendant ce confinement est  le chapelet tous les jours, la méditation avant la messe, l’appel fréquent aux personnes âgées avec beaucoup d’attention. J’ai fait beaucoup de sport et regardé de nombreux films.

👉 Une chose que vous n’avez jamais le temps de faire et que vous avez pu réaliser  pendant  le confinement ? Et quel est votre meilleur/pire souvenir de confinement ?

La pandémie du coronavirus est une crise inédite qui a laissé, malgré tout, des points positifs. Grâce à ce confinement, je suis devenu capable d’ouvrir un compte YouTube, faire un montage vidéo: ma connaissance en informatique a progressé. J’ai fait connaissance avec mes voisins. Beaucoup de paroissiens sont venus m’apporter de bons petits plats. Mais, le pire souvenir de ce confinement, ce sont les célébrations, seul pendant la Semaine Sainte. C’est la première fois de ma vie que je suis resté isolé le jour de Pâques sans amis et loin de ma famille !

👉 3 bonnes raisons de donner au denier ?

Jésus disait à ses disciples : « Allez donc ! De toutes les Nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19) Depuis les origines de l’Église, depuis l’événement fondateur de la Pentecôte, l’enjeu de l’annonce de l’Évangile du Christ, de la mission, c’est bien que « chacun entende proclamer dans sa propre langue les merveilles de Dieu ». La Mission de l’Église s’articule dans trois dimensions : annoncer la Bonne Nouvelle du Christ, témoigner que Jésus, le Christ, est « le Chemin, la Vérité et la Vie » dans le monde (Jn 14,6), et s’ouvrir à la relation aux autres, dans un esprit de dialogue et de partage. Pour pouvoir accomplir cette mission, l’Église a besoin des soutiens financiers et matériels. Depuis la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, l’Église catholique ne perçoit aucune subvention pour rémunérer ses prêtres, religieux et animateurs laïcs. Elle ne peut compter que sur le soutien des fidèles. Nous donnons au denier pour aider l’Église à vivre : pour permettre aux prêtres de vivre, et aussi pour l’entretien du patrimoine. Nous voulons que l’Église puisse rayonner».

Allez donc ! De toutes les Nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

Père Gérard Randriarisoa.